MéthodeRégulanceDr Xavière Desmet

Accueil · Blog

Comment j'ai guéri de mes acouphènes

En février 2020, un son aigu s'est installé dans mes deux oreilles. Tous les examens étaient normaux et toutes les réponses identiques. Voici ce qui s'est passé ensuite, sans raccourci et sans promesse.

Un matin de février 2020, j'ouvre les yeux et quelque chose ne va pas. J'ai beau bouger la tête dans tous les sens, un son très aigu siffle dans mes deux oreilles. Je décide de ne pas me lever, d'attendre que ça passe. Plus les minutes passent, plus je panique : le bruit ne cède pas.

Je sens une tension dans les cervicales et le haut du dos. Les semaines qui viennent de s'écouler ont été particulièrement stressantes, et je me dis que le stress et les tensions accumulées y sont sans doute pour quelque chose. Je vais voir un ostéopathe. La consultation ne change rien.

À ce stade, je suis convaincue que c'est transitoire. Que la tension va retomber et que le symptôme partira avec elle. J'étais loin d'imaginer que des mois plus tard il serait toujours là.

Ce que la médecine m'a répondu

Comme beaucoup de personnes qui souffrent d'acouphènes, j'ai fait le tour. Radios des cervicales. IRM. Test auditif. Toutes les spécialités possibles : ORL, neurologue, et les autres.

Les radios ne montrent rien. L'IRM ne montre rien. Mon audition est parfaitement normale.

Et la réponse est toujours la même.

« Il va falloir vous habituer, Madame. On ne peut rien faire. »

Les portes de la médecine se referment une à une, et on se retrouve seule. Très seule. Face à un bruit terrible que personne d'autre ne peut entendre, et face à une détresse difficile à comprendre de l'extérieur, y compris pour les gens qui vous aiment.

Si vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances que vous ayez entendu exactement la même phrase. Je sais ce qu'elle fait.

La phase d'acceptation

Commence alors un long processus d'acceptation. Après tout, tout le monde le dit. Alors soit, j'accepte peu à peu ce bruit affreux. Je me concentre sur le positif, j'essaie de garder une vie normale, non sans difficultés.

Je fais répéter mes enfants parce que je n'entends plus bien ce qu'ils disent. J'ai du mal à me concentrer sur mon travail. L'endormissement devient plus difficile. La fatigue s'accumule, semaine après semaine.

J'essaie de ne pas baisser les bras. J'accepte de vivre avec, et je cherche toutes les stratégies qui apaisent un peu le quotidien.

Puis la phase d'action

Après plusieurs mois, une fois l'acceptation derrière moi, quelque chose bascule. Je me dis que ce symptôme est peut-être le signal d'alarme de quelque chose qui doit changer. De nature anxieuse, je sais bien que le stress a pu jouer un rôle important.

Je décide alors de m'occuper de moi, et de faire de mon bien-être ma première priorité. Concrètement :

  • Je fais des choses qui me plaisent, sans les négocier
  • Je prends soin de mon alimentation
  • J'apprends à dire non
  • Je ralentis
  • Je passe du temps dehors, au contact de la nature
  • J'écoute davantage mes besoins
  • Je reprends contact avec mon corps : mouvements doux, étirements, respirations, méditations

Peu à peu, je remarque deux choses. Je me sens mieux. Et mes acouphènes diminuent au fil des semaines.

Les progrès ne sont pas linéaires. Ils varient énormément d'un jour à l'autre, sans que je puisse toujours identifier pourquoi. C'est important de le dire, parce que c'est décourageant quand on le vit sans y être préparé : une mauvaise journée ne signifie pas que rien ne fonctionne.

Puis la phase de compréhension

Je suis Docteur en Pharmacie, et j'ai un intérêt certain pour la santé et pour la science. Alors je veux comprendre.

Je lis tout ce qui passe dans les publications scientifiques sur la physiopathologie des acouphènes, c'est-à-dire sur la façon dont ils se manifestent dans le corps. Je cherche surtout à comprendre pourquoi les changements que j'ai introduits dans mon quotidien ont un effet. Et je découvre ce que les techniques corporelles font réellement à notre physiologie.

Commence alors un long travail d'exploration. J'essaie différentes techniques, et je les oriente spécifiquement vers les déséquilibres physiologiques observés dans les acouphènes. Je compose peu à peu des séries d'exercices ciblés qui me font un bien fou.

Mon corps se détend. Je me sens de mieux en mieux. Je reprends le contrôle. Et au bout de quelques mois, mes acouphènes finissent par disparaître.

Peut-on guérir des acouphènes ?

C'est la question que l'on me pose le plus souvent, et je préfère y répondre ici plutôt que de laisser mon récit y répondre à ma place.

Une précision que je tiens à faire, parce qu'elle est importante. Ceci est mon histoire, pas une promesse. Il n'existe aujourd'hui aucun traitement permettant de supprimer les acouphènes, et je me méfierais de quiconque vous affirmerait le contraire, moi comprise.

Ce qui se travaille, et qui change réellement la vie des gens, c'est la réaction d'alerte autour du son : l'attention qui revient dessus, le sommeil qui se dégrade, la peur du silence. Beaucoup de personnes décrivent un son toujours présent, mais qui ne dicte plus leur quotidien. C'est cela l'objectif honnête.

Comment c'est devenu mon métier

Je réalise assez vite que beaucoup de ces exercices appartiennent au champ de la yogathérapie, qui consiste à utiliser les outils et les techniques du yoga à des fins de santé et de bien-être. La discipline me passionne, et je décide de me former pour devenir yogathérapeute. Une reconversion.

Pendant plusieurs mois, je partage des pratiques en ligne pour des problématiques diverses. Longtemps, j'ai évité de reparler des acouphènes. Sans doute à cause de cette peur irrationnelle qu'en parlant d'eux, ils reviennent.

Puis un jour, je rencontre quelqu'un qui souffre d'acouphènes depuis plus de vingt ans. Il me fait confiance pour l'accompagner sur plusieurs séances. Chaque séance reprend des exercices que j'avais moi-même utilisés, avec des conseils à mettre en place au quotidien.

Au bout de sept séances, il m'annonce que pour la première fois en vingt ans, ses acouphènes ont complètement disparu pendant plusieurs heures.

Cet épisode m'a convaincue qu'il fallait que je partage tout cela avec le plus de monde possible. J'ai décidé de me spécialiser dans l'accompagnement des acouphènes et du stress, à travers des programmes et des consultations en ligne, et j'ai continué à me former, notamment en hypnothérapie.

Ce que je retiens

Mon approche repose sur des conseils et des techniques simples, qui permettent au corps de rétablir des déséquilibres installés avec le temps.

Les acouphènes ne sont ni une maladie, ce sont un symptôme, ni une fatalité.

Si vous êtes au début, à la phase où l'on vous dit qu'il faut vous habituer : je ne peux pas vous promettre ce qui m'est arrivé. Mais je peux vous dire que la phrase « on ne peut rien faire » désigne l'oreille, et qu'elle n'est pas vraie pour tout le reste.

Le programme complet, en cinq semaines

Cinq heures de pratiques enregistrées de yogathérapie et de régulation du système nerveux, conçues pour les acouphènes, plus trois mois d'échanges directs avec Xavière.

Découvrir le programme 249 € · paiement unique · accès permanent